L’art de s’accorder

L’art de s’accorder

 

Récemment une artiste me confiait que le piano de la salle de concert dans laquelle elle se produisait régulièrement devait être accordé et réajusté avant chaque concert.
Cela m’a d’abord surprise. N’était-ce pas exagéré ?
Après tout en tant que violoniste amateur, je m’accorde systématiquement avant de jouer, que ce soit pour m’entraîner dans mon coin ou, et d’autant plus précisément, quand je joue avec d’autres musiciens.
Il est vrai que les cordes et le bois, ça bouge !
Et puis cela m’a fait penser à mon métier de coach professionnelle. N’était-ce pas la même chose après tout ? Si ces matières sont susceptibles de bouger, qu’en est-il des cellules vivantes ?!

J’ai constaté que je passais beaucoup de temps au final à m’accorder plus ou moins consciemment, pour mieux être disponible lorsque je rencontre mes clients, et que cela faisait entièrement partie de mon temps de travail !
Par exemple, je fais particulièrement attention à avoir une bonne hygiène de vie (alimentation, exercice, repos, relations) pour garder un équilibre, être suffisamment en forme, et me sentir nourrie au quotidien.
Le rythme a aussi une importance. En ce qui me concerne, je garde systématiquement un sas d’au moins 15 min et généralement plus, avant et après mes coachings.
J’ai tout un rituel pour activer ma présence. Par exemple, avant de commencer une séance, je me prépare systématiquement une tisane ou un jus, symbole de l’énergie de chouchoutage dans laquelle je m’installe, pour moi et mon interlocuteur.
Il m’arrive aussi de faire des exercices pour relâcher les éventuelles tensions dans mon corps.
L’idée est de rentrer en résonance avec soi pour mieux résonner avec et pour l’autre, ce qui est à mon sens au coeur de notre art en tant que coach.

Une perte de temps ou bien une hygiène professionnelle indispensable ?
J’aime bien penser que la compétence 2 du référentiel de compétences ICF : « incarner un état d’esprit de coaching » n’a pas été rajoutée par hasard…

Et vous que faites-vous pour vous accorder avant de rencontrer vos clients ou d’entamer une journée de travail ?

 

 

Sylvie Filipski
Coach professionnelle, certifiée ICF niveau PCC
www.perspektives.fr
Partenaire de votre cheminement professionnel, naturellement !

L’art de prendre le temps dans l’espace temps, peu importe le temps

L’art de prendre le temps dans l’espace temps, peu importe le temps


« – Avec quoi vous voulez repartir de cette séance ?
– J’aimerais bien clarifier tel point, mais je suis consciente que ce n’est pas en une heure de coaching que j’aurais cela, surtout vu que c’est un sujet sur lequel je réfléchis depuis bien longtemps. »
Un petit sourire malicieux se dessine sur mon visage : « – Voyons cela, allons au moins au plus loin que vous pourrez aller dans le temps imparti ».
Et après avoir bien délimité ensemble son objectif, nous voilà parties en exploration dans la direction souhaitée par cette cliente.
Je fais régulièrement des coachings ponctuels sur 1h, 45 min, 30 min et cela m’est arrivé sur des formats de 15 min voire moins, dans certains événements. J’adore voir la surprise de la personne à la fin de la séance, quand la personne a fait les prises de conscience dont elle avait besoin !
Ce n’est pas forcément une question de temps, même si bien sûr avoir le temps nous permet d’explorer plus de subtilités et de bénéficier d’un certain confort qui a toute son importance à bien des égards.
C’est avant tout une question de POSTURE, en particulier de PRESENCE et d’ECOUTE connectée, à l’interlocuteur, à soi, à la relation, à l’environnement et au processus d’accompagnement.
C’est l’utilisation JUSTE de ce temps, au service de l’objectif du client.

Les coachs que j’accompagne en mentoring sont également « surpris » quand je leur demande de me fournir des séances enregistrées, comme base de travail sur leur posture, comprises entre 20 et 30 min idéalement.
« – Mais je ne vais jamais y arriver. Il me faut bien 1h30 minimum ! »
Ceux qui se prêtent au défi apprennent à mettre l’accent sur les repères essentiels en coaching qui sont bien représentés dans le référentiel de compétences ICF.
Et savoir prendre le temps si c’est nécessaire pour servir l’objectif du client peut s’avérer tout aussi essentiel…

Et vous, comment appréhendez-vous la notion du temps en coaching ?

 

 

Sylvie Filipski
Coach professionnelle, certifiée ICF niveau PCC
www.perspektives.fr
Partenaire de votre cheminement professionnel, naturellement !
Au secours, je n’ai pas de clients !

Au secours, je n’ai pas de clients !

 

C’est un sujet sur lequel se sont confiés à moi plusieurs collègues ces derniers temps et je les remercie de la confiance qu’ils m’accordent pour oser parler d’une situation inconfortable et parfois très angoissante, à première vue pas très valorisante – mais que nenni nous allons voir ! – que tout entrepreneur, et tout coach en particulier, a rencontrée à un moment de son parcours, voire de manière récurrente, moi la première.

Elle peut être particulièrement déstabilisante quand ce „trou“ dans l’agenda fait suite à une période très remplie de rendez-vous.

Pour autant, je voudrais vous inviter à avoir une autre lecture, issue de ma propre pratique et de celle des personnes que j’accompagne.

En effet, que vient nous dire cette situation ? Que nous invite-t-elle à faire ? Ou ne pas faire d’ailleurs ?

Et si c’était une formidable opportunité d’aller plus loin dans notre art ?

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Comment je suis arrivée au coaching ?

Comment je suis arrivée au coaching ?

 

 

Comment je suis arrivée au coaching ?
C’est une question qu’on me pose régulièrement.
Je vais probablement vous surprendre.

Mon premier rendez-vous avec la puissance du coaching s’est fait de manière très personnelle, au contact d’une sage-femme extraordinaire, qui m’a permis de vivre trois accouchements hors du commun. Sa posture m’a fortement interpellée, alliant le cadre sécurisant et contenant à la croyance inconditionnelle que la parturiente a toutes les ressources en elle pour y arriver et qu’il y a lieu d’intervenir au minimum, en la laissant libre de ses choix de mouvements.
Par la suite j’ai pu être témoin des effets de l’écoute profonde et de la présence, en accompagnant à mon tour au sein d’une association de jeunes mères à se connecter à leurs propres capacités.
Avant même de me former au coaching professionnel, j’étais donc déjà imprégnée dans toute ma personne de ce savoir-être ancestral, au coeur du métier de sage-femme. Au fond de moi, je sais que je suis l’une d’entre elles, mon talent obstétrical se situant aujourd’hui autour de l’expression de l’identité professionnelle des personnes.

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2020 : une cueillette bien plus abondante qu’il n’y paraît ?

 

Nous voici arrivés au moment de l’année normalement tant attendu où on appuie enfin sur pause, où on profite des fêtes de fin d’année pour prendre le temps et faire le point sur tout le chemin parcouru.
Avec la crise sanitaire toujours en cours et qui nous a tous profondément marqués, est-il raisonnable et souhaitable de prendre ce temps de se retourner sur cette année que beaucoup qualifient de « pourrie » ? Peut-être arrivez-vous en bout de course avec un sentiment d’épuisement, d’absurde et une perte de sens notoire, l’impression de gravir une montagne qui n’en finit pas de s’élever ?
Et pourtant oui oui et encore oui, il est bon de se poser et de se « pauser » ! Une crise renferme en elle-même les germes d’un renouveau et appelle des transformations en profondeur, il est donc d’autant plus important d’aller regarder ces graines qui ont été semées ici.
En 2018 je vous parlais de chemins, en 2019 j’étais dans l’image des boucles qui se ferment et qui s’ouvrent à l’instar de la nouvelle décennie (!). Cette année j’utiliserai la métaphore du végétal, car c’est bien celle-ci qui m’a accompagnée à tous points de vue, en s’invitant dans les différentes sphères de ma vie pour mon plus grand bonheur finalement.

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Claire

Claire

« Sylvie,
Un grand merci de ta très belle Energie et ta Lumière.
Je sais que je te recontacterai mais je souhaite profondément te dire suite à ce ce 1er coaching que tes questions miroir, tes questions parfois percutantes mais nécessaires à mon évolution dans mon projet de vie, les « exercices » que tu m’as proposés ont été une aide très précieuse.
Ta bienveillance et ta compréhension ont été aussi un soutien dans ton accompagnement, pour me permettre d’aller chercher au fond de moi et mettre en lumière des choses enfouies.
Je sais que mon chemin va être parsemé de tests, doutes, de remises en question, en revanche la joie profonde que je ressens dans la créativité me redonne confiance en moi et dans ma mission de vie.
A bientôt
Plein de belles choses à toi et à ta famille
Bien à toi
Claire »

 

Ecouter…

Ecouter…

 

Le monde va vite.

A l’heure des nouvelles technologies, nous recevons toutes sortes d’informations. Les interactions sont nombreuses et de plus en plus virtuelles, même si elles ne font pas disparaître les contacts directs, toujours nécessaires à la relation.

Mais finalement dans ce flot d’informations, qu’est-ce que nous écoutons et qu’est-ce que nous entendons ?

 

Nous vous proposons de marquer un temps d’arrêt et de nous intéresser l’espace d’un instant à l’écoute. Alors écoutons…

 

Le dictionnaire Larousse nous donne les définitions suivantes du verbe « écouter »:

– être attentif à un bruit, à un son, à de la musique, etc., les entendre volontairement ;
ou bien encore

– prêter attention à ce que quelqu’un dit pour l’entendre et le comprendre ;
et enfin

– accepter d’entendre ce que quelqu’un a à dire, lui donner audience

Nous trouvons très intéressant ici que le verbe « écouter » soit également associé au verbe « entendre ». Cela veut-il dire que le fait d’écouter ou de se mettre à l’écoute mène alors au fait « d’entendre » ou carrément au fait « d’accepter d’entendre » et de « tenir compte » de ce que dit l’autre ? Suffirait-il de se mettre à l’écoute pour entendre ?

En tous cas, cela nous semble être une posture à privilégier pour y arriver.

 

Par ailleurs, nous pouvons entendre du bruit, sans écouter, sans porter attention. Et en même temps, dans la communication nous voulons pourtant être entendu et pour cela il faut être écouté. On est ici à l’inverse du bruit juste entendu. Paradoxal diriez-vous ? A moins que la différence ne réside dans la présence d’une situation de communication justement, de relation à l’autre…

 

Nous écoutons depuis notre plus tendre enfance et même in utero. Ecouter est par conséquent une compétence universelle et nous avons l’impression de savoir écouter, et qu’il suffit pour cela de se taire et d’ouvrir ses oreilles. Mais avons-nous réellement saisi les subtilités de l’écoute ?

 

Faisons ici un parallèle avec la musique.

Selon nos sensibilités, nous écoutons divers styles de musique. Nous pouvons y entendre des choses différentes des autres auditeurs autour de nous, ce qui parfois en voiture, lors de longs voyages avec les enfants par exemple, peut faire l’objet de querelles, n’est-ce pas ?

De même, notre expérience personnelle nous amène à observer que notre écoute musicale évolue : nous écoutons des musiques différentes selon les moments de la journée et notre état intérieur, et cela ne va pas nous émouvoir de la même manière, et encore différemment si nous avons une compréhension poussée des codes de la composition musicale…
Y aurait-il plus de choses à écouter et à entendre que l’on ne se l’imagine au premier abord ?

 

Et si l’écoute n’était donc pas une compétence binaire (j’écoute versus je n’écoute pas), mais plutôt une compétence à plusieurs niveaux ? Une compétence fine et subtile, qui se perfectionne graduellement avec l’expérience et en conscience ?

 

 

C’est ainsi que plusieurs auteurs se sont penchés sur la question pour classifier les niveaux d’écoute. Sans développer leurs théories ici, ils ont mis en évidence des strates différentes entre une simple écoute des mots, plutôt en surface, et une écoute profonde, comprenant ce qui se passe en soi, chez l’autre et dans la relation, au-delà des propos énoncés.

 

Ainsi, il n’y a pas d’écoute affinée sans présence authentique, à soi, à l’autre et à ce qui nous entoure, ici et maintenant, sans autre intention que celle de se mettre au service de l’écoute.
Car celui qui écoute vraiment, ne sait rien, lui. Il est juste un facilitateur pour permettre à la personne de se dire, d’aller chercher dans ses propres ressources et par la puissance du mimétisme, de s’écouter et surtout de s’entendre, pour finalement construire ses propres solutions.

 

Cela nous l’expérimentons au quotidien, dans notre pratique de coachs professionnelles, dont l’écoute profonde et sans jugement est au centre de la posture.
C’est en travaillant encore et encore sur cette compétence, par le biais de formations dédiées, que nous en avons déduit que finalement « on n’a pas fini d’écouter pour mieux entendre ! » et tant mieux, car c’est tout à fait passionnant !

 

Alors, qu’avez-vous écouté et entendu de cet article ? 😉

 

Si ce sujet vous interpelle autant que nous, nous vous proposons de venir expérimenter votre écoute et de développer cette compétence en participant à l’un de nos ateliers sur cette thématique.

 

Le prochain atelier se déroule à Montpellier le 18 avril 2020 de 14h à 17h30

 

Lien pour la billetterie :

https://www.weezevent.com/atelier-experimenter-l-ecoute-en-profondeur?fbclid=IwAR2cwvmATgUKOasrNEmT1uRGh7VGFopsA5Nq8k49EPyYiNjyoe5-1bSj6M0

https://cutt.ly/Ftphz1J

 

A votre écoute :

Catherine Roupié, coach professionnelle depuis 2011, certifiée ACC par l’ICF, est également certifiée Coach et formatrice en Process Communication et certifiée formatrice management et communication niveau expert par ICPF.

Elle intervient aujourd’hui dans des démarches d’accompagnement au changement individuel et collectif. En tant que spécialiste des organisations, ses interventions permettent la concrétisation d’objectifs partagés et rendent à chacun la responsabilité de la marche à suivre et des rôles qu’il a à jouer dans le cadre de sa mission. Son coeur d’activité sont les TPE/PME familiales pour les accompagner sur le volet humain de la transmission familiale et sur la gouvernance ou comment travailler ensemble.

www.systemilia.fr     +33 -(0)645137622

 

 

Sylvie Filipski, coach professionnelle depuis 2012, certifiée PCC par l’International Coaching Federation (ICF), accompagne les personnes qui souhaitent trouver leur voie professionnelle, ajuster leur posture ou simplement ouvrir leurs perspectives, en les invitant à se reconnecter naturellement à qui elles sont.

Spécialiste en langues étrangères et communication interculturelle de par sa formation initiale, et pratiquant le violon et le chant lyrique en amatrice, elle a aussi une expérience conséquente dans le domaine associatif de l’écoute auprès de jeunes mamans ayant fait le choix de l’allaitement.

www.perspektives.fr    +33 – (0)6 18 61 17 91

 

 

En tant que mentor coachs, elles accompagnent également les coachs eux-mêmes dans l’approfondissement de leurs compétences, dont l’écoute active.

2019-2020 : une boucle se ferme, une autre s’ouvre !

2019-2020 : une boucle se ferme, une autre s’ouvre !

2019 : une boucle se ferme…

 

La boucle…
Ce thème semble revenir (en boucle ?) dans ma vie en ce moment.
Comme ce matin, où je suis partie courir un dernier semi avec mes amis de mon club de course. Nous avons fait une boucle donc, de 21 km.
21 km, ça prend bien 2h30, donc c’est assez long pour laisser son esprit divaguer quand on n’échange pas avec son voisin de parcours. L’occasion de revisiter les chemins, tant connus et pourtant différents. « Tiens une piste cyclable a été tracée… tiens il n’y a plus de trous sur cette route … oh tu te souviens de cette fois où j’ai vu un lièvre à cet endroit ? … et puis là tu te rappelles, ce petit chemin qui monte… étrange, je n’étais jamais passée par là… »
Nous avons tous bouclé la boucle de ce matin autour d’un bon ravito, arrosé de ma tisane préférée intitulée « Joie de vivre ». Tiens, c’est un peu pareil quand on arrive à la fin de l’année. On célèbre en famille et entre amis autour de bons repas. Une façon de fermer la boucle de l’année ?

 

Cela tombe bien, 2019 est une belle boucle à terminer puisqu’elle clôt carrément une décennie.
L’occasion de dresser le bilan non seulement de cette année, mais aussi de 10 ans de cheminement.
Si jamais 2019 ne vous a pas semblé folichonne, prenez donc le temps de regarder tout ce que vous avez parcouru au cours des 10 dernières années… ça calme, hein ?

 

Voici quelques questions pour vous guider :
– Qu’avez-vous construit dont vous êtes particulièrement fier-e ?
– Quelle différence avez-vous fait autour de vous et pour qui ?
– Quelle personne êtes-vous devenu-e ? Vous êtes surpris-e de ce que vous voyez ? 😉
– Quelles personnes sont entrées ou re-rentrées dans votre vie ou en sont sorties ? Quelles sont leurs caractéristiques ? Comment a évolué votre environnement ? Quel lien faites-vous avec ce que vous avez vous-même développé en vous ?
– Quelles sont les boucles qui se ferment pour vous ? Activités qui s’arrêtent ou n’ont plus lieu d’être, relations qui ne vous correspondent plus, façons de fonctionner que vous ne voulez décidément plus… et bien sûr objets dont vous souhaitez vous désencombrer. A ce propos, si vous prenez le temps de faire ce tri, je vous invite à observer les objets que vous avez choisis. Quel thème véhiculent-ils, en lien avec la question de ce paragraphe ?
– Qu’allez-vous lâcher finalement ?

 

 

…2020 : une autre s’ouvre !

 

Après avoir pris le temps de bien regarder derrière vous et de fermer certaines boucles (si si faites-le !), nous pouvons nous tourner vers l’avant.
2020 : Wouah ! Quel chiffre !
Deux fois le chiffre 20, comme nos 20 ans (ou nos 40…). Vous rappelez-vous de quoi vous étiez habités à cet âge ? Quels étaient vos rêves ? En avez-vous réalisé ? Vous rappelez-vous de la belle énergie (je l’espère) qui était la vôtre alors ? Tout semblait possible, à inventer…
C’est encore le cas aujourd’hui, n’est-ce pas, et ce quel que soit notre âge…

 

2020, c’est aussi un clin d’oeil aux années 1920. J’y pense particulièrement, car j’ai une soeur artiste, spécialisée dans cette période-là et une grand-mère qui me parlait de sa jeunesse alors…
Tiens, c’est justement une époque surnommée « les années folles », où tout semblait possible (décidément !) au sortir de la Grande Guerre. C’est parfois un temps vu comme un âge d’or, « the Golden age ». Avez-vous vu le film de Woody Allen « Midnight in Paris » ?

 

Et si vous décidiez qu’en 2020 tout était à nouveau possible ?
Quelle boucle allez-vous alors décider d’ouvrir ?
Quel nouveau chemin allez-vous défricher ?
Vers quels types de personnes allez-vous enfin vous tourner que vous n’avez jusqu’ici pas osé aborder ?

 

Et enfin la question ultime : quelles boucles serez-vous fier-e-s de célébrer pour amorcer 2030 ? 😉

 

Allez, je vous souhaite à tous, comme disent les Allemands: « einen guten Rutsch in die neue Schleife », c’est à dire : « une bonne glissade dans la nouvelle boucle » (bon OK, j’ai un peu adapté, d’habitude ils parlent juste d’année, mais ça va bien avec mon article…) 🙂

 

Sylvie Filipski
Coach professionnelle, certifiée PCC par l’International Coaching Federation (ICF)
www.perspektives.fr

Le coaching pour ajuster votre posture professionnelle et trouver votre voie, naturellement.

 

La mode du coaching – Comment reconnaître un vrai professionnel, habité par la vocation ?

La mode du coaching – Comment reconnaître un vrai professionnel, habité par la vocation ?


Dessin : Pierre Ficheux

 

Vidéo : La mode du coaching – Karim Duval, humoriste
https://www.youtube.com/watch?v=HSv6SOKIzwc

 

Cela fait plusieurs jours qu’un article avec ce titre trotte dans ma tête et voilà que je tombe sur une vidéo du même nom qui illustre très bien et avec humour ce que j’avais en partie à coeur de vous dire ! C’est parfait. 🙂

 

L’idée d’écrire cet article m’est venue après avoir été contactée trois fois en l’espace de deux jours, comme cela m’arrive sinon régulièrement, par des personnes soit en formation de coaching soit s’apprêtant à s’inscrire à une formation et désirant y voir plus clair sur le métier de coach. Il est vrai que le thème de la posture du coach m’intéresse particulièrement.

 

J’insiste, le coaching – j’entends le coaching professionnel – est un vrai métier. C’est même un art subtile et complexe, qu’on ne peut pratiquer avec une baguette magique et quelques formules apprises dans les livres américains de développement personnel.

 

Et effectivement c’est très à la mode. « Aujourd’hui tout le monde peut être coach… avec rien, même pas ton couteau ! », nous dit Karim dans la vidéo. Il y a des coachs en tout et il pointe le fait que les coachs de vie ont remplacé les psys. Une des explications à cela en France serait-elle que la profession de psychothérapeute (à ne pas confondre avec les psychologues issus d’un parcours universitaire) s’est réglementée et que tous ceux qui se contentaient d’une formation de quelques week-ends ne peuvent plus prétendre à ce titre ? Il faut bien trouver autre chose quand on est pressé de faire du business sur les aspirations des gens à moindres efforts. Quoi de mieux qu’une profession encore toute jeune, non réglementée ?
Heureusement cela est en train de changer, un signe en étant que les trois principales fédérations de coaching (ICF, EMCC et SFC), qui s’efforcent depuis plusieurs années de structurer le métier avec des standards exigeants, viennent d’unir leurs voix pour faire reconnaître leurs démarches de professionnalisation auprès de l’Etat français et dans les autres pays.

 

Attention, cela dit, à part quelques individus peu scrupuleux, la grande majorité des personnes qui embrassent cette voie souhaite sincèrement apporter une véritable valeur ajoutée à leurs interlocuteurs.
Seulement voilà, ont-elles une réelle idée de ce qu’est le coaching professionnel et de ce que cela implique ?

 

Je suis toujours très étonnée de constater que de nombreuses personnes qui entrent en formation n’ont elles-mêmes jamais envisagé la démarche de se faire coacher, ne serait-ce par exemple par curiosité préalable de savoir dans quel univers elles s’engagent, de vivre ce que leurs futurs clients s’apprêtent à vivre ou encore pour aller connecter de l’intérieur en quoi ce métier résonne pour elles (ou pas), en pure cohérence avec le propos de la voie choisie.
« Vous savez, dans une formation vous allez apprendre un tas d’outils, mais ce ne sont que des outils, intéressants et utiles certes, mais ce qui fera réellement la différence au niveau de la puissance de votre travail, c’est la posture que vous serez allé chercher au fond de vous en vous confrontant à votre propre système, que vous aurez approfondie avec le temps, par exemple en vous faisant vous-même coacher…  » Mes paroles sont généralement suivies d’un grand silence… Pour certains (parce qu’ils ont la vocation ?) c’est une très bonne nouvelle qui vient rencontrer leur propre évidence, d’autres bredouillent des excuses pour éviter le sujet, qui a sans doute encore besoin de maturer…

 

En effet, gare à la désillusion face à l’autre réalité du métier.
Des jeunes coachs me font part de leur amertume, quand ils découvrent par exemple qu’au bout de 6 mois de formation (à distance parfois – no comment), ils ne se sentent absolument pas prêts à coacher, qu’il leur faudra longtemps, voire très longtemps avant d’espérer avoir ne serait-ce que la moitié du salaire qu’ils touchaient en tant que salarié, que les frais sont très élevés (formation continue, supervision, thérapie, affiliation à une fédération…) pour qui veut pratiquer sérieusement, sans parler des frais classiques liés au statut d’indépendant.  Ils réalisent après coup que les coachs qui gagnent leur vie ont généralement une autre casquette en parallèle (consultant, formateur…) ou carrément une autre activité (pour financer la première…), à moins qu’ils n’aient écrit un livre ou bénéficient d’un bon réseau auprès des entreprises prêtes à investir dans le coaching, et bien sûr qu’ils soient très bons et prêts à l’assumer, et ça ça se travaille.
Certains prennent aussi conscience que c’est un métier où on est seul la plupart du temps et dans lequel il faut sans cesse se réinventer.  Le chemin de l’autonomie, de la responsabilisation, de la cohérence, de l’authenticité, de l’humilité et du dépassement constant est bien celui du coach, puisque ce sont les sujets sur lesquels il accompagne.
Ce n’est pas toujours ce que l’on s’était imaginé…

 


Alors comment reconnaître un vrai professionnel, habité par la vocation ? 

 


A la PROFONDEUR de sa démarche.

 

Le professionnel, qui peut tout à fait être un débutant, fait un vrai travail sur lui.  Idéalement il a pris du recul sur sa propre histoire par le biais d’une thérapie au long cours, pour ne pas que son vécu vienne s’inviter dans la relation de coaching.
En effet, nous dit encore Karim dans la vidéo : « Y’en a qui font coach par pur narcissisme, qui projettent leurs idées, leurs souffrances sur le client, alors que ça ne lui correspond pas ».
La tentation est très grande de vouloir projeter son histoire sur les autres, surtout lorsqu’on a traversé certaines épreuves et qu’on pense alors avoir trouvé le graal. « Faites comme moi, je sais ce qui est bon pour vous ! »
On retrouve cela auprès de certaines figures du développement personnel.
Certes, nous sommes tous à l’affût des bonnes recettes pour nous épargner des détours inutiles. Et pourtant c’est irrémédiablement dans ces détours, qui nous sont propres, que ce cachent les réponses et les pépites recherchées, dans le fait de connecter l’extérieur à notre propre intérieur.  Si le parcours d’une personne peut toujours être une belle source d’inspiration, il n’en reste pas moins que c’est son chemin et vouloir en faire un copié-collé pour connaître la même trajectoire est un leurre.

 

Ainsi le professionnel sérieux se fait superviser régulièrement pour pouvoir examiner ce qui émerge dans ses coachings avec un autre regard justement, pour permettre à ses clients d’aller plus loin quand leur situation vient toucher ses propres limites.
Il n’hésite pas à aller côtoyer de près ses propres peurs et se confronter à sa vulnérabilité, à l’exposer devant vous, pour vous permettre de faire de même et d’aller chercher les réponses au fond de vous (pas auprès de lui), pour mieux atteindre votre objectif.
Justement il a appris à reconnaître ses propres failles et à oser les utiliser au service de ses clients, car plus il avance dans le métier, moins il a de certitudes. Il se rend compte que le savoir n’est rien vis à vis de l’être. Et l’être se façonne avec le temps, dans la reconnaissance de notre entièreté, nos parts d’ombre comme de lumière. Pas toujours très confortable…

 

Même s’il est débutant, vous le reconnaîtrez, car justement lui il sait (ou du moins pressent) qu’il ne sait pas, que vous savez mieux que quiconque ce qui est bon pour vous, et même et surtout après des années d’expérience. En toute humilité et transparence, il est prêt à vous offrir ce cadre professionnel qu’il découvre lui-même comme si important et qui vous permettra de grandir. Dès le début, il ne cherche pas sa propre performance, mais il se tient avec vous, prêt à vous tendre le miroir, ce miroir qu’il connaît bien, pour vous permettre de cheminer vers votre objectif, ses imperfections au service des vôtres, avec le soutien de ses pairs plus expérimentés en toile de fond. .
C’est ainsi un réel partenaire qui est présent à vos côtés, qui vous donne l’espace que vous êtes venu chercher pour vous écouter et vous entendre. Et vous le sentez.

 

En conclusion, pour reprendre les mots de Karim : « Si tu fais ce métier parce que tu as une expérience conséquente, un vécu et un recul dessus, un vrai sens de l’empathie et de l’écoute, si tu as vraiment envie de faire réfléchir les gens plutôt que de leur donner des recettes toutes faites pompées dans un bouquin de développement personnel venu tout droit des US, OK fais coach. Sinon, respecte la profession et prends un coach ! »

 

Merci Karim ! 🙂

 

Sylvie Filipski,
Coach professionnelle PCC, multilingue, certifiée ICF
Mentor Coach ICF
www.perspektives.fr
Ajustez votre posture professionnelle et trouvez votre voie, naturellement.

 

Plusieurs formules vous attendent, avec des coachings ponctuels ou des accompagnements entre 4 et 10h.

Quand le passé surgit pour rencontrer le présent et inspirer le futur

Quand le passé surgit pour rencontrer le présent et inspirer le futur

 

Avez-vous déjà eu la surprise de voir surgir dans votre vie des éléments appartenant tout droit au passé ? Que ce soit sous la forme d’une rencontre avec une personne perdue de vue, un retour sur des lieux d’une période particulière de votre existence ou bien l’évocation d’un mot qui ravive un souvenir ardent ?

C’est quelque chose qui est fréquent quand on fait un travail sur soi, comme dans le cas d’un coaching.
Quand j’accompagne mes clients à la rencontre de leurs projets, au bout de quelques sessions, il n’est pas rare de les entendre m’interpeller en début de séance avec un « c’est incroyable ce qui m’est arrivé ! » pour me raconter, qui une rencontre inattendue, qui un souvenir important. Cela tombe bien, car, sans aller fouiller dans ce passé, ce qui est l’apanage des thérapeutes, nous sommes tout de même à l’affût d’indices pouvant révéler les aspirations profondes et aptitudes de la personne concernée, inscrits dans son parcours.
Par exemple une promenade à un endroit précis va venir raviver le souvenir d’une cabane construite pendant l’enfance évoquant, peu importe ici, la volonté de construire les choses par soi-même ou le plaisir d’être dans la nature, La rencontre avec une personne après plusieurs années de silence va être l’occasion de revisiter ensemble une période partagée, de connaître le regard de ce tiers sur qui on était à l’époque et ainsi peut-être d’en faire une autre lecture, souvent plus juste. « A l’époque, grâce à telle conversation ou tel geste de ta part, j’ai pu faire ceci ou cela. Tu avais vraiment le talent de… » pourrait donner la personne rencontrée comme feedback. « J’avais oublié que…, je n’aurais jamais imaginé avoir pu contribuer à cela…c’est fou ! » me disent alors mes clients. En creusant un peu on se rend compte que d’autres exemples viennent étayer les découvertes et que c’est probablement toute une posture qu’on va faire émerger.
Parfois encore c’est une « simple » question de coach qui va faire prononcer un mot-clé, comme ce fut le cas pour ce client, pour qui le projet s’est alors inscrit dans une dimension bien plus large. « Mais c’est vrai, j’avais mis tout cet aspect-là de ma personnalité de côté, mais c’était pourtant si important dans ma vie. Je crois que, en changeant d’activité / de pays / de conjoint / de statut / (de vie tout simplement), j’avais fait une croix sur ce plaisir-là, je crois que je ne m’autorisais pas en fait… », voici un échantillon de ce que j’entends souvent. 🙂

 

Ces synchronicités sont fabuleuses et ne laissent jamais la personne qui les vit indifférente.
C’est bien l’âme qui est interpellée ici. Tant mieux, car c’est elle que je cherche à faire s’exprimer au cours des coachings. C’est elle qui sait parfaitement depuis longtemps ce à quoi aspire son propriétaire, pour qui souvent le mental a pris le dessus au fil des ans.

 

Renouer avec le plaisir ?

 

Oui parfaitement, c’est de cela qu’il s’agit. Retrouver ce qui vous fait vibrer, vraiment ! Comme quand vous étiez enfant et que votre capacité d’émerveillement était intacte.
Se laisser troubler par la magie de la vie, qui est généralement bien faite et qui aime bien venir à notre rencontre, surtout quand on se met en route vers soi, donc vers elle.

 

C’est en faisant une belle place à la dimension de plaisir, en se donnant ses propres autorisations pour aller contacter cet élément-là, qui se traduit bien évidemment différemment d’une personne à l’autre, que le chemin à emprunter vers l’épanouissement professionnel et personnel va se dessiner clairement. Et croyez-moi ce chemin est particulièrement beau ! En tous cas, ce sera bel et bien le vôtre !

 

 

Sylvie Filipski,
Coach professionnelle PCC, multilingue, certifiée ICF
www.perspektives.fr
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