Noémie (suite) : L’ouverture, la diversité et moi

Noémie (suite) : L’ouverture, la diversité et moi

J’ai récemment démarré un travail de coaching avec PerspeKtives afin de trouver ma voie professionnelle, celle qui me correspond et qui fait sens pour moi.

Grâce à ma coach Sylvie, lors de la deuxième séance, j’ai réussi à mettre en lumière 3 de mes principales qualités, 3 sensibilités que j’ai acquises jeune et qui sont maintenant ancrées en moi, 3 choses qui ont toujours été très importantes pour moi, et dont je prends conscience encore davantage aujourd’hui :

ACCUEILLIR LA DIVERSITÉ & INTÉGRER L’AUTRE

RÉUNIR

S’OUVRIR A L’AUTRE

Vous exposer aujourd’hui ces 3 verbes d’action qui me caractérisent est une façon de m’aider à y voir plus clair, de m’aider à avancer sur le chemin de ma nouvelle voie professionnelle que je dessine chaque jour depuis quelques semaines à peine.

Si, à la lecture de cet article, vous pensez à des choses de ma personnalité, des choses qui pourraient m’aider, des idées, je serai ravie de les entendre. 

 

1 – ACCUEILLIR LA DIVERSITE & INTEGRER

ECOLE & DIVERSITÉ

Quand j’étais petite, j’ai habité 3 ans à l’île de la Réunion. Ce sont 3 ans qui ont littéralement marqué ma vie et fait qui je suis aujourd’hui. Pourquoi ?

Une des raisons est celle-ci : je suis allée à l’école là-bas, pendant 3 ans. J’étais d’abord en CP, puis CE1, puis en CE2, dans une école publique, l’école Centrale.

Il s’agissait en réalité de l’ECOLE DE LA VIE.

Pourquoi ?

Dans ces 3 classes, il s’est avéré que j’étais presque la seule blonde et blanche… autour de moi toutes les COULEURS, et toutes les RELIGIONS (catholique, musulmane, hindouiste, etc.). Nous étions tous RASSEMBLÉS, MÉLANGÉS, INTÉGRÉS.

Vous pouvez le constater vous-mêmes sur ces photos de classe.

L'ouverture, la diversité et moi
L'ouverture, la diversité et moiL'ouverture, la diversité et moi
L'ouverture, la diversité et moiL'ouverture, la diversité et moi

Et bien sûr, lorsqu’on est enfant, on ne se pose pas de questions. « Le vivre ensemble » coule de source. J’ai donc acquis cette sensibilité sans m’en rendre compte. Pour l’enfant de 6 ans que j’étais, ça a donc été naturel de M’INTEGRER dans cette DIVERSITE CULTURELLE. Je crois que cela m’a appris tout de suite que la DIFFERENCE n’était pas un problème mais que c’était normal : nous sommes tous différents. Moi aussi, je suis différente pour l’autre qui est noir ou métissé, etc.

J’ai donc vécu cette enfance de la meilleur manière, sans me poser de questions existentielles.

Dans mon club de gymnastique c’était la même chose : toutes les couleurs étaient réunies et j’étais comme un poisson dans l’eau.

L'ouverture, la diversité et moiL'ouverture, la diversité et moi

C’est alors lorsque je suis rentrée en France pour le CM1… et là ça a été le CHOC. Retour à Lyon, dans un établissement privé, catholique… avec presque que des blancs, tous identiques, tous habillés pareils dans une certain code implicite du « bourgeois catho », et avec des règles bien strictes dans l’école… J’ai dû essayer de trouver ma place et ça n’a pas été facile. Je me suis positionnée toute de suite en « défenseur du mal-aimé » de la classe, défenseur de l’injustice de la différence en quelque sorte. J’ai mal vécu toutes ces situations car j’ai compris que l’animosité se retournait contre moi par la même occasion. J’étais mise dans le même panier, je me faisais rejeter, alors que je voulais arranger les choses.

Je faisais face à une totale FERMETURE d’esprit de mes camarades.

L'ouverture, la diversité et moi

ETAPES DE MA VIE, VOYAGES & DIVERSITE

Dans cet environnement hostile pour moi, je devais partir. J’ai eu la chance que mes parents m’envoient l’été en séjour/colonie à l’étranger pour apprendre les langues étrangères dès le CM2. Ma bouffée d’oxygène. (Larmes d’émotions qui coulent en écrivant cela). Oui, ça doit être pour cela que j’ai petit à petit aimé apprendre les langues.

Peut-être avais-je compris que les langues étrangères étaient ma seule opportunité pour voyager à mon jeune âge ? Les langues me permettaient de voyager, de m’échapper, d’aller à la découverte de la nouveauté, de la DIFFÉRENCE, de la RENCONTRE avec l’autre. Tout ce qui me manquait tant en France.

J’ai peut-être inconsciemment compris cela à l’époque, sans forcément mettre les mots que j’écris aujourd’hui. Je crois en effet que je n’y avais jamais pensé de cette façon-là, mais je vois que cela fait SENS pour moi aujourd’hui et mes larmes d’émotion citées plus haut me le confirment.

C’est pourquoi, en 4e, après avoir sûrement compris cela inconsciemment petit à petit, j’ai rejoint la classe bilingue de mon école (qui avait déjà commencé pour les autres en 6e) que j’ai continuée jusqu’en Terminale. J’étais contente car cela me permettait de partir plus longtemps en échange linguistique et de recevoir plus longtemps un correspondant.

J’ai ensuite choisi de faire une école de commerce car ce sont les études qui me permettaient de voyager le plus. C’était cette perspective d’international qui me motivait pour suivre ce chemin-là.

Au bilan « langues étrangères », après l’Anglais et l’Espagnol, j’ai commencé l’Italien en LV3 en classe de 2de, puis le Portugais lors de mon échange universitaire dans le cadre de mon école de commerce. Quatre langues donc aujourd’hui à mon actif.

L'ouverture, la diversité et moi

Je crois que je ne pensais qu’à ça : PARTIR.

Partir pourquoi ? Pour FUIR la France et mon quotidien fermé ?

Oui… Au début du collège, je ne pensais qu’à repartir à l’île de La Réunion retrouver mes joies passées. J’ai eu la chance que mon Papa veuille bien parier un voyage à la Réunion en échanges de bonnes notes en 4e, après une 5e difficile. C’est la perspective d’un retour aux sources, à mes bases, à celles qui m’ont construites, qui m’a permis de remonter la pente sur laquelle je commençais à glisser. (Des larmes d’émotion à nouveau).

Ensuite, dès mes 16 ans, quand j’avais l’âge de décider par moi-même ce que je désirais faire pendant mon été, c’est moi qui ai volontairement voulu voyager, qui me suis donné les moyens d’y arriver et qui ait commencé à réaliser de grands et/ou longs voyages.

En Australie : Le premier voyage était l’Australie pendant 2 mois et demi, à 16 ans, en voyageant seule. Partir si loin, autant partir longtemps ! Là-bas, je suis allée  dans 2 écoles de filles, avec uniformes, pendant 1 mois et demi. Et comme d’habitude, je me suis ADAPTEE, INTEGREE très vite. C’était à moi de m’intégrer dans leur groupe. C’était moi l’étrangère. Cela ne me faisait pas peur. J’avais l’habitude d’être dans un groupe avec des personnes différentes. J’ai beaucoup aimé ce voyage.

L'ouverture, la diversité et moi
L'ouverture, la diversité et moiL'ouverture, la diversité et moi

Puis mes voyages se sont dirigés vers l’Amérique du Sud principalement.

Au Pérou : En fin de 1re année de classe préparatoire, je voulais améliorer mon espagnol et faire du volontariat. J’étais déjà allée en Espagne, alors je voulais changer, car je suis curieuse de changements et de nouveauté. Là, j’ai retrouvé ma DIVERSITÉ. Celle que j’aime. La variété des COULEURS. Je me suis encore sentie comme un poisson dans l’eau. Je me suis très vite INTÉGRÉE à tous les enfants, tous les professeurs, les locaux qui faisaient l’intendance (gardien, cuisinières, etc.) et aussi aux volontaires venant des quatre coins du monde. D’ailleurs, j’ai encore un lien sur Facebook avec toutes ces personnes-là que nous activons de temps à autre. Elles se rappellent toutes très bien de moi. Pourquoi ? Je ne sais pas… je dois marquer les esprits… les marquer par mon intégration naturelle, cette facilité que j’ai pour les rencontres, je pense.

L'ouverture, la diversité et moi
L'ouverture, la diversité et moiL'ouverture, la diversité et moi
L'ouverture, la diversité et moiL'ouverture, la diversité et moi
L'ouverture, la diversité et moiL'ouverture, la diversité et moi

En Equateur : Lors de mon école de commerce, c’était toujours vraiment l’envie et le besoin d’international qui primait. Je voulais absolument partir à l’étranger pour mon année de césure. Hors de question de rester en France. J’ai eu la chance de trouver ce stage dans une agence de voyages d’une super famille équatorienne. Je me suis encore une fois très bien INTÉGRÉE dans cette famille et dans le groupe d’amis un peu « hippie » de Jessy, qui travaillait avec moi. Ils se rappellent tous de moi, et j’ai régulièrement des contacts avec eux par message, appels ou même physiquement dans d’autres pays, au Brésil ou en France. Pourquoi ? Parce que, grâce à cette facilité naturelle de m’ouvrir aux autres, je suis arrivée à créer des liens solides, des liens forts et profonds, qui font que les liens restent. A cela se rajoute le fait que j’ai toujours aimé entretenir ces liens ; ils perdurent donc avec le temps, ce qui fait que j’ai la chance d’être grandement entourée aujourd’hui.

L'ouverture, la diversité et moiL'ouverture, la diversité et moi

Avec ces deux précédents voyages en Amérique du Sud, j’avais compris que j’aimais cette partie du monde parce que j’y retrouvais les mêmes choses qu’à l’île de La Réunion : la diversité de couleurs, d’origines, de religions, l’atmosphère chaleureuse et optimiste qui y régnait, la diversité des paysages (plages, nature, forêt, cascades), des cultures, le côté très vivant et coloré de la musique, de la danse et de la VIE en général. J’y retrouvais donc mes ressources.

Au Brésil : L’heure était venue de faire mes choix pour partir en échange universitaire. Or, pour que celui-ci me serve à quelque chose, – et non uniquement à faire la fiesta pendant 6 mois -, j’ai voulu apprendre une nouvelle langue, et mon envie se porta sur le portugais. J’ai eu la chance d’avoir mon choix numéro 1 : le Brésil. Ce voyage de 6 mois allait en réalité me faire rester 6 ans ! Pourquoi ? Parce que dès le début, je me suis sentie vraiment « comme chez moi », « comme à la maison ». Au Brésil, il régnait tout ce que j’aimais de l’Amérique du Sud, avec, en plus, une plus grande similitude avec l’île de La Réunion dans la diversité des couleurs de peau. Dans les autres pays d’Amérique Latine, j’avais l’impression tout de même d’être la seule blanche parmi la couleur « latine », couleur que je ne saurais définir avec des mots, contrairement au Brésil, qui a accueilli au cours de son histoire énormément de migrants d’origines multiples et très diverses. Toutes les couleurs de peau se RÉUNISSAIENT donc en un même pays : tout ce que j’aimais.

Pendant 6 ans, je me suis INTÉGRÉE aux Brésiliens, mais aussi aux Français qui étaient là bas. Pendant 6 ans, j’ai observé les différences, j’en suis même venue à écrire un Blog (que vous pouvez trouver ICI). Je me suis ouverte encore davantage à cette diversité, ces différences de couleurs, de milieux sociaux, de lieux de vie, ces injustices, ces préjugés, etc. J’ai travaillé dans le milieu professionnel « normal » du Brésil avec tout de même un rapport à la diversité important que je retrouvais parmi les vendeurs que je manageais chez Décathlon et parmi les hôtesses chez GL events, qui venaient tous et toutes de milieux sociaux très différents.

Sur mon temps libre, ma curiosité m’a guidée. J’ai eu envie de découvrir le « vrai Brésil » et de faire ma part d’aide à mon échelle. Je suis allée plusieurs fois faire du bénévolat dans les favelas de São Paulo et de Rio avec l’Association TETO, également plusieurs fois dans une favela de Rio avec l’association Miratus. Je suis aussi partie à la rencontre, dans la favela dans laquelle il vit au Nord du Brésil, de mon filleul Marcos, que je parraine depuis maintenant 8 ans avec l’association Plan France. J’ai visité les favelas à mon arrivée, j’ai fait des randonnées qui demandaient de traverser les favelas, etc. Toutes ces expériences m’ont enrichie énormément, m’ont marquée peut-être à vie et ont continué à me faire devenir la personne que je suis aujourd’hui : qui essaie d’aller vers l’ouverture la plus grande, même si je trouve, moi aussi, des difficultés sur ce chemin.

L'ouverture, la diversité et moiL'ouverture, la diversité et moi
L'ouverture, la diversité et moi
L'ouverture, la diversité et moiL'ouverture, la diversité et moiL'ouverture, la diversité et moi

EN RÉSUMÉ

Entre mon année de CP et aujourd’hui, c’est-à-dire entre mes 6 ans et mes 32 ans, j’ai été dans plus de 25 pays, avec parfois plusieurs séjours dans les mêmes pays et très souvent plus de 10 jours. Entre les séjours avec l’Ensemble de Flûte à bec de Lyon, les séjours linguistiques l’été et les échanges scolaires, cela fait déjà beaucoup. (A noter qu’à chaque fois, dans ces voyages, je dormais dans des familles locales, donc je devais m’intégrer du mieux que je pouvais). Rajoutez à cela le fait d’avoir habité 3 ans à l’île de la Réunion et continué les voyages entres amis ou en famille, cela fait un beau « melting pot » de voyages, une multiplicité de rencontres diverses et des expériences extrêmement riches.

Je résume cela ici.

Années scolaire Voyages
Entre mon CP et mon CM1 3 ans à l’île de La Réunion, voyages à l’île Maurice, aux Seychelles & au Kenya
En fin de CM2 15 jrs dans un collège en Angleterre
En 6e 1 semaine avec la flûte au Danemark + 15 jrs en immersion en Angleterre
En 5e 10 jrs avec la flûte en Allemagne et Rép Tchèque + 3 semaines en immersion en Angleterre
En 4e 10 jrs avec la flûte au Mexique + 3 semaines en échange scolaire en Angleterre + 15 jrs chez Emmanuelle à l’île de La Réunion
En 3e 3 semaines en échange scolaire aux Etats-Unis, 8 jrs avec la flûte en Norvège
En 2de 1 semaine en échange scolaire en Espagne + 2 mois et demi en famille en Australie
En 1re 10 jrs avec la flûte aux Etats-Unis, 3 semaines en immersion en Espagne
En Terminale 15 jrs en vacances entre amis en Italie & Croatie
1ère année de Prépa 10 jrs en échange scolaire Angleterre, 5 jrs avec la flûte en Italie, 1 mois et demi de bénévolat au Pérou
2ème année de Prépa 4 jrs avec la prépa aux Pays-Bas
1ère année d’Ecole de Commerce 2 mois de stage de vente en Espagne
2ème année d’Ecole de Commerce 1 semaine de vacances en Jordanie
Année de Césure 6 mois de stage en Equateur
3ème année d’Ecole de Commerce 6 mois d’échange universitaire au Brésil
Vie d’adulte 6 ans de VIE au Brésil, 10 jrs de mission professionnelle en Argentine et Uruguay
Vie d’adulte 15 jrs en vacances en Sardaigne, 4 jrs en Pologne, 4 jrs à Lisbonne
Vie d’adulte 15 jrs en vacances à l’île de La Réunion, 15 jrs de jeûne en Tunisie, 15 jrs de vacances aux Açores

 

Ma maman m’avait dit plusieurs fois : « Observe et fait comme eux« . Ce mot « Observe » je l’ai pris comme : ouvre-les yeux, écoute, ouvre-toi aux différences et essaye de t’en accommoder, essaye de les aimer car c’est toi qui a choisi ce pays, cette famille, ce stage, etc. Un vrai conseil pour s’adapter et S’INTEGRER à la culture de l’autre. C’est ce que j’ai toujours essayé de faire à chaque fois, à chaque voyage, à chaque nouveauté. Je me suis toujours sentie très à l’aise, très accueillie et intégrée dans les familles d’accueil dans lesquelles j’étais. Tous mes voyages se sont toujours très bien passés.

Mais pour ne pas attirer la jalousie de mes camarades de classe qui n’avaient peut-être pas la même chance que moi de voyager aussi jeune et autant, puis moins jeune et aussi loin, ces voyages je les ai malheureusement toujours minimisés auprès des autres par respect, ou peut-être même par condescendance. C’est pourquoi j’ai remarqué que je dis très souvent le mot « petit ».

Au risque de déranger les autres, j’ai également retenu mes émotions liées à ces voyages. Je raconte souvent mon voyage d’une façon neutre, sans enthousiasme. Mes émotions, je les garde en moi. Du coup, j’ai souvent eu la remarque comme quoi ceux à qui je raconte ne savent pas si j’ai vraiment aimé mon voyage.

Et si je minimise mes expériences auprès des autres, alors je les minimise aussi pour moi, je pense. C’est cela que ma coach Sylvie de PerspeKtives a commencé à me faire sortir lors de mon premier « coaching flash » et c’est peut-être pour cela que je m’ouvre autant aujourd’hui avec vous sur ces sujets-là. Je ne veux plus « minimiser » qui je suis, et pourquoi je suis celle que je suis aujourd’huiIl est l’heure d’arrêter cela. Je veux affirmer et valoriser ma différence. Alors j’écris, et je parle en transcrivant mieux mes émotions maintenant, grâce à ce coaching.

DANSE & DIVERSITÉ

Dans mon attrait pour la danse, j’ai très vite été attirée par la SALSA. Or, la salsa est la danse synonyme de DIVERSITÉ. Toutes les COULEURS, toutes les ORIGINES dans une même pièce sont réunies dans un même but : danser et ne pas tenir compte de nos différences, ou bien, au contraire, danser en nous enrichissant ces différences, car une personne d’origine africaine aura une autre vibration dans la danse, un latino aura un autre déhanché encore, un autre lien à la musique, etc. Danser avec toutes ces personnes différentes, quel enrichissement pour sa danse ! Que de riches rencontres ! Pour ma part, c’est cet univers qui m’attire et dans lequel je me sens bien, mais je sais que cela peut être source de peur pour d’autres personnes.

L'ouverture, la diversité et moiL'ouverture, la diversité et moi

2 – REUNIR

J’ai grandi à l’île de La RE-UNION. Réunir à donc été naturel pour moi, c’est ma base à moi.

Ensuite, j’ai naturellement aimé RE-UNIR les gens autour de moi.

– J’ai aimé réunir mes amis, les faire se rencontrer, les présenter les uns aux autres. A l’heure actuelle, je ne sais même plus qui connait qui, car j’ai provoqué beaucoup de rencontres entre mes amis, qui se voient maintenant sans moi. J’ai arrêté de compter… J’ai souvent été un OUTIL, un FACILITATEUR, une AIDE à la rencontre.

– J’ai aimé réunir mes amis autour de moi pour de multiples occasions qui étaient bonnes à inventer : pour mon anniversaire, pour des soirées, des week-ends, des randonnées ou tout simplement pour des soirées papotage.

– J’ai aimé PARTAGER en groupe lors de tous mes voyages ou parfois en plus petit comité.

– J’ai aimé la flûte à bec pour le groupe que nous formions, de tous âges et tous différents, pour les voyages en groupe que nous faisions ensemble et les activités que nous réalisions, pour les concerts que nous donnions tous réunis.

– J’ai aimé réunir autour de moi des super filles pour l’aventure Melting Potes, qui est une de mes plus belles expériences. Nous étions 10 filles réunies pour un projet commun, avec une énorme envie d’intégrer les étudiants étrangers au mieux dans notre école.

– J’ai toujours aimé les lieux où les gens se réunissaient, et je n’ai jamais aimé les fins de soirées, quand les gens partent… que les lieux se vident alors qu’ils étaient pleins. Une drôle de sensation, pour moi qui me sens vivante quand il y a du monde et donc qui n’arrivais pas à partir et restais souvent la dernière.

L'ouverture, la diversité et moiL'ouverture, la diversité et moi
L'ouverture, la diversité et moi
L'ouverture, la diversité et moiL'ouverture, la diversité et moiL'ouverture, la diversité et moi

Réunir & Organiser

Pour réunir les gens, il faut organiser les choses, il faut provoquer, trouver une date, un motif, trouver un lieu, s’y prendre en avance, etc. Il faut provoquer la rencontre ; c’est pour cela que mon sens de l’organisation s’est développé au fur et à mesure des années pour faire même partie de ma vie professionnelle lorsque j’ai travaillé pour GL events au Brésil lors de la Coupe du monde de football en 2014, événement qui REUNIT par excellence. Je pense donc que j’ai développé des compétences en ORGANISATION par le simple fait que j’aime réunir.

Réunir & Animer

Sur le même principe que l’organisation, lorsque l’on réunit un groupe, ce qu’il s’en suit c’est qu’il faut l’ANIMER. J’ai donc développé les compétences propres à l’animation de groupe : prendre la parole devant un groupe, parler fort, motiver, gérer les conflits, communiquer, rassembler, etc. J’ai acquis ces compétences petit à petit malgré ma timidité et le fait que je rougis tout de suite 🙂 Animer c’est aussi MANAGER. J’aime beaucoup cela. J’aime « manager » les gens car j’aime les encadrer, les faires grandir, leur apprendre des choses. Dans mon parcours, j’ai finalement souvent travaillé avec « l’humain » et le management : pour Melting Potes en gérant une équipe de 10 filles, chez Décathlon en gérant une équipe de vendeurs, chez GL events en gérant parfois jusqu’à 200 hôtesses d’accueil pour un même événement.

Réunir & Rôle de leader

Lorsqu’on ANIME, on prend aussi le rôle de LEADER. Et j’aime ce rôle. Je me rends compte que ce n’est pas forcément le cas de tout le monde, et que j’ai des outils que d’autres n’ont pas. Un réel apprentissage de ce rôle de LEADER s’est effectué lorsque j’étais présidente de l’association Melting Potes et co-responsable du pôle ACCUEIL lors de l’accueil des étudiants Admissibles pendant mon école de commerce. Ensuite, j’ai mis en pratique ce rôle dans ma vie professionnelle dont j’ai parlé précédemment.

Toutes ces compétences humaines, je les ai développées simplement parce que j’aime REUNIR. 

L'ouverture, la diversité et moi
L'ouverture, la diversité et moiL'ouverture, la diversité et moi
L'ouverture, la diversité et moiL'ouverture, la diversité et moi

3 – S’OUVRIR A L’AUTRE

Avoir habité à l’île de La Réunion, comme vous l’avez compris m’a ouvert l’esprit, m’a ouvert à la diversité. C’est le fait d’en partir, qui m’a ensuite fait m’ouvrir moi, pour m’ouvrir aux autres.

Voici quelques exemples qui ont dû faire que j’ai pris la route de l’ouverture aux autres avec une grande facilité, et qui, je pense, est une de mes forces aujourd’hui.

Mon carnet d’amitié : Avant de partir de l’île de La Réunion, lorsque j’avais 8 ans, mon amie Emmanuelle m’a offert un Carnet d’Amitié afin que je puisse repartir avec un souvenir, avec une page remplie par chacun de mes camarades de classe. Elle aussi en avait acheté un pour elle. L’idée était d’écrire ce qu’on aimait, n’aimait pas, etc. Chacun avait la possibilité en quelque sorte de se dévoiler, de dire des choses de lui pour que les autres le connaissent mieux. Je pense avoir commencé à m’ouvrir, à me connaître, à parler de moi, grâce à cela. Ce Carnet a représenté beaucoup pour moi, je l’ai toujours aujourd’hui.

Les lettres : Une fois en Métropole, triste d’être rentrée, j’ai voulu garder le lien avec mes ami(e)s de l’île de La Réunion. Donc j’ai commencé à écrire des lettres. A l’époque il n’y avait pas encore internet. J’ai écrit beaucoup, beaucoup de lettres. Avec Emmanuelle nous nous sommes échangées plus de 250 lettres. Or, lorsque l’on écrit une lettre à quelqu’un qui est loin et qu’on ne voit plus, on écrit sa vie. On raconte à l’autre ce que l’on vit, on s’ouvre, on se met à nu, on ouvre son coeur, ses émotions, ses ressentis, on ne cache rien car les lettres sont intimes, on a envie que l’autre se représente notre nouvel environnement, notre nouvelle vie car tout a changé, alors on dit tout. C’est pourquoi, j’ai cette habitude, je pense, de tout raconter, de m’ouvrir à 100% aux autres, sans filtres, et sans retenue, dans une sincérité, une authenticité et une envie de partage forte pour des relations durables et profondes. Si nous ne nous étions par ouvertes autant l’une à l’autre avec Emmanuelle, cette amitié épistolaire n’aurait sans doute pas duré 23 ans, de nos 8 ans à aujourd’hui !

Les blogs : Je me suis ensuite ouverte aux autres en créant mon premier blog en 2008 lors de mon premier séjour au Brésil. A l’époque j’avais trouvé que les mails groupés ne plaisaient pas à grand monde, donc je suis partie dans cette communication sous forme de blog pour raconter mes observations, mes ressentis et ma vie locale, et ça a marché ! 226 articles, 70 000 visites, 126 000 pages vues depuis sa création ! Wahou ! Je n’en attendais pas autant. S’ouvrir, ça marche et ça aide beaucoup les autres ! En Février 2018, étant rentrée du Brésil, je trouvais bizarre de continuer à écrire sur ce premier blog, alors j’ai décidé d’en créer un deuxième – celui-ci – sur lequel j’ai commencé à raconter ma nouvelle vie, qui a pris son origine lors de mon deuxième jeûne de 10 jours en Tunisie, et sur lequel j’ai commencé à m’ouvrir à 100% de façon tout à fait naturelle. J’y écris ma vie plus intérieure, mes apprentissages sur moi-même, mes maux de peau, mes peurs, mes prises de conscience, mes outils au quotidien, mes découvertes, mes curiosités, mes nouveautés, etc. C’est d’abord, le fait de pouvoir aider ceux qui traversent les mêmes épreuves d’eczéma que moi, qui m’a incité à m’ouvrir entièrement, puis c’est le fait de réaliser tout le bien de ce travail de développement personnel qui m’a donné envie de partager cela pour donner des idées aux autres et les inspirer par l’exemple. Ces mots sont des mots qui reviennent très souvent chez moi car c’est ce que j’aime faire : aider les autres, partager, inspirer.

Dans mes lettres et sur mes blogs, je m’ouvre à mes amis, ma famille, mais aussi aux autres, aux inconnus. Pourquoi pas ? Par peur du regard de l’autre ? Du jugement ? Nous sommes tous dans le même bateau, alors pourquoi avoir peur ? J’aime cela, j’aime m’ouvrir aux autres, sincèrement et profondément et de manière authentique. C’est pour cela que je suis souvent sincère, j’aime dire ce que je pense en essayant de trouver les bons mots et d’être à l’écoute, d’ouvrir à l’échange qui engendrera surement un enrichissement réciproque.

L'ouverture, la diversité et moiL'ouverture, la diversité et moi
L'ouverture, la diversité et moiL'ouverture, la diversité et moi

Les rencontres :

J’ai toujours adoré les rencontres. Elles font partie de mon quotidien de tous les jours. Je profite presque tout le temps des opportunités de contact qui s’offrent à moi. Pourquoi ? Car j’adore ça ! Ceux qui me connaissent ne sont pas surpris en lisant ces lignes ! On pourrait m’appeler : Madame Je-parle-à-tout_le-monde !

En effet, j’adore les rencontres éphémères car ces échanges souvent brefs, ces moments partagés, souvent avec des inconnus sont des moments tellement sympa et tellement riches quand on leur donne de l’importance. J’adore ces moments de « rencontre brève » avec mon voisin qui attend le bus, avec la boulangère, avec la vendeuse en cabine du magasin de vêtements, avec mon voisin, etc. Ces moments, je les retrouve aussi beaucoup dans la danse qui est une de mes activités principales de loisir. S’ouvrir le temps d’une danse, créer en peu de temps un contact, une rencontre, une harmonie de danse, une symbiose pour que la magie de la danse opère. Ces mini moments, je les adore, car je me sens vivante. Ils sont source de sourires, de rires, ils mettent énormément de lumière dans mon quotidien.

De même, j’adore les relations durables. En effet, j’ai aussi besoin de relations profondes, authentiques, de relations d’amitié qui soient vraies, durables et non superficielles. C’est pour cela que je m’ouvre à l’autre, car, en m’ouvrant, j’autorise l’autre à s’ouvrir à moi. Comment puis-je connaître l’autre, s’il ne s’ouvre pas à moi ? Comment bâtir une relation profonde sans ouverture de soi ? Je ne pense pas que cela soit possible. Ces relations sont tellement enrichissantes pour évoluer, mais aussi pour passer des bons moments en toute simplicité, que je ne peux m’en passer.

Et je pense savoir trouver le bon équilibre entre ces deux types de rencontres. Parfois même des rencontres supposées éphémères deviennent de vraies amitiés, et c’est cela le plus beau !

Lorsque je rencontre de nouvelles personnes, je m’ouvre :

– souvent la première, car j’ai compris que si je m’ouvrais à l’autre, cela lui permettait – « l’autorisait » en quelque sorte – de s’ouvrir à moi.

– souvent très vite, dès la première rencontre : pourquoi attendre ?

– très facilement : pourquoi retenir ? Je n’ai rien à cacher…

J’adore les rencontres. Il est vrai que je les adore car cela ne me demande pas d’efforts particuliers. C’est naturel pour moi. En effet, c’est grâce à tout ce que je vous ai raconté dans cet article : avoir habité à l’île de La Réunion et dans de nombreuses villes différentes (Lyon, Bordeaux, Quito, São Paulo, Rio, Grenoble), avoir tant voyagé que j’ai, par ce fait-là, appris à aller à la rencontre de l’autre. C’est par ces très nombreuses expériences que la VIE m’a entraînée vers le besoin d’entrer en contact avec l’autre pour établir des liens pour tel ou tel voyage, pour me reconstruire une vie sociale dans telle nouvelle ville, etc.

J’ai donc acquis de nombreux outils qui me permettent d’arriver, à établir facilement le premier pas, le premier contact avec l’autre. Je sais briser la glace, je sais poser la première question qui va engendrer un premier contact, une rencontre et ensuite un échange qui sera soit éphémère soit durable.

L'ouverture, la diversité et moi

CONCLUSION

C’est grâce à tout ce parcours et grâce à ma coach Sylvie de PerspeKtives, qui m’a donné l’impulsion de mieux me connaître, que je peux affirmer aujourd’hui que :

Je suis spécialiste de l’ouverture aux autres, de la diversité et de la réunion des gens ainsi que des outils pour le faire. 

La colère de la deuxième séance de coaching lié au fait d’avoir l’impression « d’être la seule à vouloir intégrer les autres » a abouti juste après à la formulation suivante : « J’ai l’impression d’être la seule à VOULOIR mais … aussi à POUVOIR intégrer les autres ! » C’est grâce à cette phrase là que j’ai pris conscience de ma différence, de ma spécialité et que ma colère a disparu pour laisser place, tout de suite, à la mise en action.

Je suis peut-être spécialiste de ces 3 éléments mais je ne suis pas parfaite ! Détrompez-vous !

– En effet, moi aussi j’ai encore malheureusement quelques préjugés dans ma tête sur certaines nationalités/religions desquelles j’essaie de me détacher tous les jours. J’ai reçu cela dans la sphère familiale, dans la sphère scolaire lors du retour à Lyon dans cet établissement privé catholique. Ces deux sphères étaient reliées à de nombreuses normes de bourgeoisie catholique qui peut s’avérer très fermée et dont il est difficile de se détacher parfois. L’éducation nous ancre des choses dans la tête dont il est très dur de sortir. C’est mon travail quotidien en ce moment.

– En effet, je pense encore beaucoup la société en termes de verticalité et de hiérarchie et non d’horizontalité.

– En effet, j’ai encore écrit il y a un mois, sur mon cahier du Défi des 100 jours de Lilou Macé, en parlant de ma future rencontre amoureuse : « il faudra que j’essayed’accepter l’autre dans toute sa différence. » ESSAYER ! LOL ! Comme quoi ce n’est pas si naturel que cela finalement, et que même pour moi, malgré tout ce que je vous ai raconté dans cet article, ce n’est pas encore une évidence, j’y travaille dur en ce moment et prends conscience de nombreuses choses depuis un an qui me font beaucoup évoluer.

– En effet, je ne suis pas non plus encore parfaite dans la rencontre, loin de là. Je sais que je parle beaucoup, que je dois améliorer ma communication et mon écoute. Je m’en suis rendu compte il y a quelques mois, beaucoup de choses ont évolué récemment et j’ai souvent cela en tête aujourd’hui quand j’échange avec les autres pour continuer à évoluer sur ces points tellement importants.

J’oublie encore sûrement des points qui font que je ne suis pas parfaite sur les points que j’ai énoncé dans ce blog. Mais la perfection n’existe pas. Et c’est en cela que viens ma crédibilité. Je montre finalement que je sais que c’est difficile, que c’est un travail de tous les jours quand on a connu le monde de la diversité certes, mais aussi le monde de la norme, de l’identique, par mon éducation très catholique empreinte des règles de savoir vivre de la bourgeoisie.

*  *  *

C’est avec tout cela, et grâce à mon programme de coaching avec PerspeKives, que je suis petit à petit en train de construire ma nouvelle voie professionnelle.

C’est grâce au fait de réaliser mes forces, mes outils, mes facilités, mes qualités, mes faiblesses, ce que j’aime, ce que j’adore, que je vais petit à petit me rapprocher de mon chemin professionnel, celui qui me correspond, celui dans lequel je m’épanouirai.

Alors, en ce moment, je laisse libre cours à mes idées, à mes envies, à ma créativité, dans tous les domaines. Je réfléchis, je cogite, j’écris.

Je passe à l’action aussi. Et je dirai même DEJA ! Car j’en suis à peine à ma 3ème séance de coaching et je vois tout ce que je suis déjà en train de faire ! C’est pourquoi j’ai écrit cet article aujourd’hui. Remettre tout cela par écrit m’a obligé à structurer ma pensée, à prendre encore plus conscience de qui je suis et pourquoi je suis comme cela, ce qui me servira sans aucun doute par la suite.

Oui, je commence à tester, à créer, à expérimenter pour savoir si c’est là ou là qu’il faut que j’aille. J’essaie de me laisser guider, mais aussi de provoquer les opportunités.

Ce n’est pas encore très concret aujourd’hui, je ne sais pas encore quelle forme mon chemin professionnel prendra, mais J’AI CONFIANCE, je vois que J’AVANCE tous les jours et je sais que cela va prendre forme petit à petit. Je laisse pour l’instant libre cours à ma créativité, à mes rencontres diverses, à mes échanges et je verrai ce qu’il en adviendra petit à petit.

J’AI l’ENVIE de trouver ce qui me correspond, donc je vais me donner les moyens d’y arriver. J’ai toujours fonctionné comme ça et ça a toujours marché !

Alors GO, GO, GO ! 

Si, bien sûr, à la lecture de cet article, cela vous éveille des choses, je serai vraiment ravie que vous me les exprimiez à travers une rencontre ou un message personnel dans la partie « Contact » de ce blog ou en commentaire de cet article.

Toute contribution m’aidera grandement.

Je vous embrasse très fort, et vous remercie pour votre lecture et votre soutien.

Noémie

L'ouverture, la diversité et moi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *